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Novembre au jardin

Le temps est clément, la végétation ne sommeille pas encore.

Les récoltes :

betteraves, radis noir, frisée, mâche, poireau, carotte, poirée..les récoltes continuent et agrémentent les repas.

Le paillage :

J’ai paillé quasiment toutes mes plantes. Je continue également à couper du bois pour faire du brf.

La taille des arbres fruitiers :

J’ai taillé mes pommiers et mes poiriers qui sont en espalier. J’ai raccourci mes framboisiers et mon mûrier. Il me reste la vigne…

Le pied de rhubarbe :

j’ai séparé le pied et j’ai replanté ce nouveau plant, à voir au printemps.

la troisième butte: 

elle prend forme mais je dois consommer un rang de carottes qui se ditue là où doit être une de mes tranchées pour la finaliser.

la serre :

J’ai retiré les pieds de tomates, il me reste à nettoyer le sol et à l’enrichir.

le grand nettoyage :

les tuteurs et les outils sont nettoyés et stockés en attendant le printemps.

Les limaces :

toujours autant présentes avec ce temps clément.

les fleurs: 

la végétation ne dort pas, mes tulipes surgissent comme au printemps. Heureusement, mes roses de Noël sont là.J’ai retiré mes pieds de glaïeuls de terre. Les dahlias sont toujours en fleur…

 

 

Le Début de notre Permaculture

2014 : la permaculture ….ou comment faire un potager en permaculture

La serre :

Nous installons une serre en janvier 2014, une petite qui va s’envoler deux fois, jusqu’à ce qu’on ensevelisse la bâche(elle a un peu perdu de sa hauteur, mais le système vendu d’arrimage avec des sardines et des piquets ne résiste pas au vent. Le début de l’année est très venteux. La serre a pour vocation d’abriter mes semis, puis mes tomates.

Les deux buttes :

Je fais 2 buttes au printemps 2014( de loin, ça ressemble à 2 tombes). Je n’ai pas de BRF ( bois à rameaux fragmentés) car mon jardin n’a pas d’arbre : je mets dessus mes découpes de taille de pommiers et de poiriers et de vigne et je dépose mes restes de fougères. Je fais rire mes voisins, mais je pense que cela fait longtemps. Mon jardin est un laboratoire de découverte, je m’éclate, j’apprends. Je cultive sur butte et de façon traditionnelle (bêchage avant de planter…).

Butte, avril 2014

Butte, mai 2014, sol sans BRF

Premiers constats sur les buttes :
Consistance de la terre :
la terre est souple sur la butte, le printemps n’est pas pluvieux mais la butte s’en sort mieux que le reste de mon jardin qui est tout fissuré par la chaleur du mois de mars et le vent.

Organisation et plantation :
Je plante mes semis de salade, je plante des pommes de terre sous paillage( carton et paille ) et non, je sème des radis, des carottes et des épinards.
Je respecte l’associativité des plantes sur mes deux buttes, enfin j’essaye car j’ai des pommes de terre qui poussent cette année partout dans mon jardin, je laisse pour voir.
C’est facile de planter car la butte permet de moins se pencher, mon dos de banlieusarde non musclée souffre moins.

La faune :
Il y a beaucoup plus de limaces avec le paillage. On les ramasse car le marc de café et la cendre n’y font rien. J’ai arrêté la bière enfin pour les limaces. Les vers de terre sont nombreux.

Mes outils :
Pour cultiver de manière traditionnelle, j’utilise binette, serfouette, bêche, râteau, cordeau,…
Sur les buttes, les outils sont : la fourchette ou le petit bâton en bois :-). La terre est très souple. Je ne creuse plus, je ne bouleverse plus la faune qui y vit.

Premières dégustations :
Mai 2014, nous avons dégusté des salades de la butte(laitue) et des petits radis, petits car les limaces avaient commencé le festin et j’ai préféré les manger à leur place. Bon, ils piquent un peu, mais ce n’est pas gênant.
Le premier semis de la laitue provenait de la serre, le second est sur la butte directement.

La Nature de mon Sol

Pour les débutants, c’est un grand sujet pour commencer son jardin. Il est indispensable de connaitre son sol pour ne pas faire d’erreurs. Mon sol est sableux, a souffert d’herbicides précédemment notre arrivée. Il est acide.

Bref, ce n’est pas simple pour débuter mais c’est très stimulant pour faire mieux 🙂

  1.  Un sol abimé par les herbicides: la première donnée à assimiler a été l’utilisation intensive d’herbicides sur notre parcelle avant notre arrivée. Nous avons visité en hiver. Le sol était nu et les arbres sans feuille. Mais au printemps, on s’est aperçu que la terre était en réalité comme brûlée, les arbres étaient quasi morts et sans feuilles, un carnage. Les voisins nous ont expliqué ce que faisait l’ancien propriétaire « pour ne pas tondre de pelouse ». Radical. Il a fallu donc attendre par précaution, ne sachant pas ce qui avait été utilisé, une année plus exactement. En espérant ne pas avoir été trop impatiente pour notre santé et en travaillant en douceur cette terre.
  2. Le second problème : la gestion de l’eau. Le sol ne retient pas l’eau. Le vent assèche également et le peu de précipitations des dernières années n’arrangent rien. C’est poussiéreux, fissuré et lorsqu’il pleut, l’eau est immédiatement absorbée, la terre est constamment sèche. Mes solutions :
  • arroser, oui, évidemment mais c’est un budget et ce n’est pas très logique de vouloir faire un jardin bio et consommer des litres et des litres. J’ai ajouté des gouttières au poulailler et on récupère l’eau. Il nous reste à installer un récupérateur pour la maison mais là c’est un peu plus compliqué.
  • Le paillage, eh oui, ça retient l’eau.
  • Travailler la terre,biner régulièrement pour éviter le marteau piqueur:-)

3. Mon troisième problème : la pauvreté du sol. Tout d’abord, un sol sableux n’est pas complètement pauvre. La vigne et le mûrier y poussent très bien,les fraises également, les carottes adorent le sable. L’année prochaine, je compte me lancer dans les asperges. L’ail et l’oignon poussent aussi facilement.

  • j’ai ajouté du fumier de cheval à l’automne, je ne le mélangeais pas à la terre (la première fois faute de temps, mais j’ai constaté qu’il ne disparaissait ainsi pas immédiatement. Avec l’arrivée des poules, en nettoyant la courette, je récupère du fumier( moins onéreux du coup 🙂 que je dépose aussi à même le sol.
  • J’ajoute au printemps un peu de compost.
  • Les engrais verts protègent le sol, et l’enrichissent.
  • En attente des résultats des buttes.

4. Autre problème rencontré sur les fraisiers : le manque de fer
Les feuilles des fraisiers jaunissent, leurs nervures restent vertes. Le sol manque de fer. Je vais devoir ajouter du fer et surtout du compost pour l’année prochaine.

Avec ces apports combinés, je m’adonne à une plus grande diversité de cultures.Les vers de terre sont de plus en plus nombreux.Tout n’est pas parfait, mais on progresse. Il est important de comprendre la nature de son sol. Je dois améliorer mon compost(un peu sec) car c’est très efficace.