Archives par étiquette : Bon sens

Septembre au potager…et vive l’autonomie alimentaire

L’automne est là, les matinées sont froides et les après midis ensoleillés. Presque l’été indien s’il n’y avait pas ces grosses journées de pluie.

Au potager, la serre permet de récolter des tomates plus longtemps. Les écarts de température sont moindres, elle conserve plus longtemps la chaleur accumulée. Il reste encore à cueillir des choux, des courges.Les salades d’hiver sont déjà là, quel régal, cette touche d’amertume. Les citrouilles et potirons continuent leurs croissances.

Cette année, j’ai une abondance de pommes et de raisins. Quel plaisir gustatif! Les raisins sont plus petits que ceux du commerce mais ils ont tellement de goût 🙂 . Aucune poire cette année,encore des ravages de la carpocapse et mes arbres avaient peu de fruits.

Poireaux et carottes continuent de pousser, les carottes sont plus petites cette année, un effet de la sécheresse.

Je n’ai pas pu cette année être disponible au printemps, j’ai donc moins planté. J’espère pouvoir dégager plus de temps l’année prochaine, car récolter à même son jardin est avant tout un geste pour notre santé, on suit de bout en bout le processus naturel de la croissance de la plante, on connait la provenance, le savoir faire qui a été mis en oeuvre. Produire ses légumes amène l’autonomie alimentaire, un savoir faire qui tombe aux oubliettes, cela devient un acte de résistance écologique, une manière de reprendre la main sur un domaine de compétence qui nous échappe de plus en plus. Pourtant, cette compétence n’est pas difficile à acquérir, elle n’est faite que de bon sens et d’observation. Elle ne demande pas tant de temps que cela, et elle procure tant de plaisir…A bientôt

Janvier au potager citadin : le calme

Eh oui, janvier c’est calme au potager. Les récoltes continuent, les stocks de légumes se vident, et l’impatience de s’y remettre est là. Les journées s’allongent mais il est toujours trop tôt pour se lancer dans les premiers semis. J’en profite pour faire mes plans de culture, mes associations, je relis mes remarques sur mes cultures précédentes pour optimiser mes récoltes et enrichir mon sol tout en le respectant, être attentive aux résultats, les analyser, comprendre ce qui peut être amélioré pour agir dans le bon sens.

je fais le bilan de mon stock de graines pour anticiper les achats avant de ne pas trouver.

Les poules se portent à ravir, 3 à 4 oeufs par jour pour 4 belles poulettes. Avec le froid, je ferme leur poulailler et aussi à cause des prédateurs.

Le froid, enfin, je ne vois presque plus de limaces, enfin, je n’y croyais plus avec le beau temps hivernal. La nature reprend ses droits. Winter is coming, il est là. Je fais attention aux bourrasques de vent, l’année dernière, la serre s’était envolée. Il ne manque que la neige pour un vrai hiver. Deuxième hiver sans neige…

Reste à attendre au chaud que le printemps arrive. À bientôt

 

 

 

Permaculture…le bon sens avant tout

Je ne vais pas vous faire un cours sur la permaculture, ce n’est pas le but et je n’ai pas ce savoir. Je vais vous expliquer ce que j’entends par permaculture à mon échelle.

La permaculture chez moi consiste à jardiner avec bon sens en respectant la terre, la faune et la flore afin de produire de bonnes choses. Ce n’est pas un retour en arrière dans la culture, au contraire, c’est un bond en avant. Jusqu’à maintenant, nous jardinons en retournant la terre n fois en cassant la vie. La permaculture nous permet de ne plus bêcher notre sol et d’utiliser ce qui  nous entoure. Cela inclut l’observation, la compréhension de notre environnement. Il faut comprendre pour nous adapter à notre environnement et non l’inverse. Il faut utiliser l’environnement, tout en le protégeant, en le maintenant.
Si vous vous baladez sur internet, vous noterez un engouement récent en France pour ce type de culture. Les pays anglo-saxons sont très avancés sur le sujet, mais il n’y a rien de complexe à appliquer des pratiques pleines de bon sens, à mon avis. La permaculture est une façon de vivre. Je ne peux pas tout faire faute de temps et parce que je suis trop actuellement ancrée dans notre système de consommation, même si j’essaye de réduire ces attaches. Par exemple, je ne fais pas des briques en torchis, eh oui, là vous vous marrez … parce que j’en ai tout simplement pas le besoin. En voyant ces pratiques pleines de bon sens pour se faire un logement à moindre coût financier et d’une qualité exceptionnelle énergétiquement, j’ai un petit sourire en coin et en même temps une forme de nostalgie et le sentiment d’un incroyable gâchis ces trente dernières années. J’ai vu dans les années 80 des maisons où les murs en torchis étaient remplacés par des parpaings, par facilité et par absence de savoir. Par contre, je peux récupérer l’eau, réfléchir à une isolation plus efficace…il y a déjà beaucoup de choses réalisables pour améliorer notre environnement.
Les générations sont passées, j’ai vu le dénigrement de la vie paysanne, l’abandon des potagers pour le gazon, l’industrialisation massive de l’agriculture, la puissance de la filière agroalimentaire capable de nous faire des publicités dans les années 60 pour nous inciter à consommer de la viande à tous les repas. Nous sommes orientés dans nos choix de consommateurs, habitués à penser tous de la même manière, habitués à utiliser le même vocabulaire.
J’ai vu des champs de plus en plus non diversifiés avec une culture intensive céréalière à coup de pesticides et d’insecticides. L’être humain achète en supermarché car « c’est pas cher » et c’est moins fatigant, moins contraignant.
Je suis persuadée que cette forme d’agriculture intensive devra justement cesser, elle ne pourra plus subvenir aux personnes, faute d’espace. Les sols et les sous sols ont également subi trop de dommages et sont épuisés.
La permaculture offre la possibilité de produire plus avec moins de terre, en ré instaurant une plus grande diversité et une forme d’agriculture forestière, les bénéfices d’un sol riche auto fertile . On ne laboure plus, le travail est moins pénible, la présence en augmentation de la faune indique que cela fonctionne.
La permaculture nous amène à réfléchir à nos capacités à effectuer des économies d’eau, d’énergie, au cycle de la vie, au recyclage, au respect des saisons, à la nature du sol. Produire ce qui est possible sur le sol, ne pas chercher à le dénaturer pour produire des plantes non adaptées.
Produire pour ses proches la nourriture, tenter d’approcher l’autosuffisance, prélever sur cette terre le juste nécessaire, redistribuer le non utilisé. Ces actions ne sont pas exceptionnelles, j’appelle cela le bon sens, le savoir vivre. Le mieux n’est pas le trop mais le meilleur, le juste nécessaire et non le surplus, la qualité plutôt que la quantité. Éviter le gaspillage, ne peut acheter trop. Se satisfaire du nécessaire, vaste sujet que je résume à la chanson de Balou dans le livre de la jungle  » il en faut peu pour être heureux ». 😉
J’inclus dans la permaculture la réduction des déchets par la basse-cour , le compostage et le paillage.

Voilà une ébauche de réflexion de fin de soirée, un joli patchwork qui a pour fil conducteur le bon sens … à suivre.