Archives de catégorie : La Permaculture

Encore un hiver doux, doit-on s’inquiéter pour nos jardins?

Cela fait 3 années que nous n’avons pas vu de neige en Ile de France. Les températures sont douces et nous n’avons toujours pas eu de gelées matinales. Les autres régions et les autres pays constatent des événements similaires .Il semble de plus en plus certain que ce type de dérèglement climatique va devenir notre norme. Mais quelles en seront les conséquences ?

En allant voir mon maraîcher, je m’étonnais de voir en décembre autant de légumes variés. Il avait même des fraises. Mon jardin commence à fleurir en plein mois de décembre. Je constate aussi que mes légumes d’hiver sont envahies de limaces comme aux beaux jours. Mes cultures sont en avance, le sol est lessivé par les pluies abondantes, les abeilles butinent alors qu’elles devraient être au repos. J’ai des jonquilles et des primevères en fleurs. Les feuilles de mes iris et tulipes sont déjà hautes.
La nature est perturbée. Les plantes ont besoin de la dormance, ce phénomène où en hiver, faune et flore sont au repos.
Le sol s’épuise par cette nature qui ne se repose pas et par les pluies abondantes.La bonne nouvelle est que nos nappes phréatiques doivent être comblées. Que devons-nous faire?

Nous allons devoir réagir et adopter de nouvelles pratiques de jardinage. Personnellement, je respecte des principes de permaculture,qui sont à mes yeux, issus du bon sens. Il nous reste plus qu’à tester ce qui est le plus protecteur et respectueux de notre environnement tout en ayant de beaux potagers.
Il va falloir contrer ces lessivages en apportant de la matière au sol, les protéger plus par un paillage ou du brf plus importants. Pour les cultures, je me demande si le calendrier peut être avancé. J’attends fin janvier pour voir si des gelées ne pointeront pas.  Mes réserves d’eau se remplissent pour le printemps et l’été.
L’action principale est donc l’observation pour mieux réagir dans les années à venir.

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Le mois de Septembre au Potager Citadin

Septembre, la fin de l’été….ou presque

Le mois de septembre est plus beau que le mois d’août, les journées ensoleillées s’enchainent:-)
Le sol du jardin manque d’eau, un paradoxe quand on pense à toutes les averses de l’été. On arrose donc avec nos réserves. Les limaces sont nombreuses, elles dévorent tout : les courgettes, les tomates, les plants de salade… Le matin, je les ramasse et les donne à mes poulettes. En parlant de poulette, ma poulette cheftaine, la marron est morte. Il me reste deux poules. Il faut que je trouve un marché aux volailles en région parisienne…avis à la population, je n’ai rien trouvé sur internet, si vous en connaissez…
Les semis :
je plante des radis, des radis noirs et des épinards.

Le repiquage:
Je repique les chicorées.

Les tomates :
La pluie du mois d’août a dévasté les plants de tomates extérieurs, je retire donc les pieds malades pour que rien n’entre dans le sol. Heureusement que nous avons installé cette année la serre, cela me permet d’avoir une récolte continue depuis juillet.

Les récoltes :
Les haricots beurre, les haricots rames, les salades, les radis noirs, la poirée, les cornichons, les tomates sous serre, les citrouilles.

La vigne:
La vigne est très chargée et malgré le mauvais temps de l’été, il n’y a pas trop de grappes abimées. J’ai commencé les gelées:-)

Les buttes…
Je suis très satisfaite des buttes, les premiers comparatifs montrent que les résultats sont bien meilleurs que sur les parcelles traditionnelles. Sachant que je n’ai pas encore utilisé de brf, l’année prochaine devra être encore plus positive. J’attends la pluie pour établir ma 3ème butte, le sol est trop dur en ce moment, il est fissuré par le manque de pluie. Cela me permettra d’effectuer plus facilement mes rotations.
Le sol s’enrichit sur mes buttes, le travail est moins contraignant, je vais donc continuer sur cette voie. J’ai commencé à découper des branches de noisetier, de seringat au sécateur, n’ayant pas de broyeur.
Il faut également que je mette au point un système de bâchage sur les buttes pour faire durer les récoltes.

A bientôt pour la suite de mes aventures…

Le Début de notre Permaculture

2014 : la permaculture ….ou comment faire un potager en permaculture

La serre :

Nous installons une serre en janvier 2014, une petite qui va s’envoler deux fois, jusqu’à ce qu’on ensevelisse la bâche(elle a un peu perdu de sa hauteur, mais le système vendu d’arrimage avec des sardines et des piquets ne résiste pas au vent. Le début de l’année est très venteux. La serre a pour vocation d’abriter mes semis, puis mes tomates.

Les deux buttes :

Je fais 2 buttes au printemps 2014( de loin, ça ressemble à 2 tombes). Je n’ai pas de BRF ( bois à rameaux fragmentés) car mon jardin n’a pas d’arbre : je mets dessus mes découpes de taille de pommiers et de poiriers et de vigne et je dépose mes restes de fougères. Je fais rire mes voisins, mais je pense que cela fait longtemps. Mon jardin est un laboratoire de découverte, je m’éclate, j’apprends. Je cultive sur butte et de façon traditionnelle (bêchage avant de planter…).

Butte, avril 2014

Butte, mai 2014, sol sans BRF

Premiers constats sur les buttes :
Consistance de la terre :
la terre est souple sur la butte, le printemps n’est pas pluvieux mais la butte s’en sort mieux que le reste de mon jardin qui est tout fissuré par la chaleur du mois de mars et le vent.

Organisation et plantation :
Je plante mes semis de salade, je plante des pommes de terre sous paillage( carton et paille ) et non, je sème des radis, des carottes et des épinards.
Je respecte l’associativité des plantes sur mes deux buttes, enfin j’essaye car j’ai des pommes de terre qui poussent cette année partout dans mon jardin, je laisse pour voir.
C’est facile de planter car la butte permet de moins se pencher, mon dos de banlieusarde non musclée souffre moins.

La faune :
Il y a beaucoup plus de limaces avec le paillage. On les ramasse car le marc de café et la cendre n’y font rien. J’ai arrêté la bière enfin pour les limaces. Les vers de terre sont nombreux.

Mes outils :
Pour cultiver de manière traditionnelle, j’utilise binette, serfouette, bêche, râteau, cordeau,…
Sur les buttes, les outils sont : la fourchette ou le petit bâton en bois :-). La terre est très souple. Je ne creuse plus, je ne bouleverse plus la faune qui y vit.

Premières dégustations :
Mai 2014, nous avons dégusté des salades de la butte(laitue) et des petits radis, petits car les limaces avaient commencé le festin et j’ai préféré les manger à leur place. Bon, ils piquent un peu, mais ce n’est pas gênant.
Le premier semis de la laitue provenait de la serre, le second est sur la butte directement.

Les Engrais Verts, la solution à de nombreux problèmes

Cela fait plusieurs années que j’utilise les engrais verts, mes deux préférés sont la phacélie et la moutarde blanche. Cette année, avec les débuts des buttes (permaculture), j’ai également semé dessus.

L’engrais vert est génial pour de nombreuses raisons :

  • Il a un pouvoir couvrant, ainsi moins de mauvaises herbes.
  • Il protège le sol de l’érosion et garde l’humidité, dans mon cas, c’est indispensable(voir l’article sur la nature du sol)
  • Il enrichit le sol en potassium, azote et phosphore pour les cultures suivantes.
  • La terre est plus facile à travailler là où étaient les engrais verts.
  • Ce sont des plantes mellifères.
  • Ce sont des plantes qui poussent rapidement.
  • C’est beau, eh oui, les fleurs de phacélie sont très jolies.
Moutarde blanche sur butte, mai 2014

Moutarde blanche sur butte, mai 2014

 

 

 

 

 

 

Premières fleurs de phacélie , mai 2014

Premières fleurs de phacélie , mai 2014

Une fois en fleurs, je les coupe et les enfouis en sol.
J’en sème régulièrement à la volée, quand l’hiver arrive, je les laisse sur le sol, elles couvrent le sol et parfois repartent au printemps (si l’hiver n’a pas été trop rude).
Mes engrais verts sont présents autour des buttes et sur les parcelles traditionnelles. Je constate qu’ils ont poussé plus rapidement sur les buttes.

Permaculture…le bon sens avant tout

Je ne vais pas vous faire un cours sur la permaculture, ce n’est pas le but et je n’ai pas ce savoir. Je vais vous expliquer ce que j’entends par permaculture à mon échelle.

La permaculture chez moi consiste à jardiner avec bon sens en respectant la terre, la faune et la flore afin de produire de bonnes choses. Ce n’est pas un retour en arrière dans la culture, au contraire, c’est un bond en avant. Jusqu’à maintenant, nous jardinons en retournant la terre n fois en cassant la vie. La permaculture nous permet de ne plus bêcher notre sol et d’utiliser ce qui  nous entoure. Cela inclut l’observation, la compréhension de notre environnement. Il faut comprendre pour nous adapter à notre environnement et non l’inverse. Il faut utiliser l’environnement, tout en le protégeant, en le maintenant.
Si vous vous baladez sur internet, vous noterez un engouement récent en France pour ce type de culture. Les pays anglo-saxons sont très avancés sur le sujet, mais il n’y a rien de complexe à appliquer des pratiques pleines de bon sens, à mon avis. La permaculture est une façon de vivre. Je ne peux pas tout faire faute de temps et parce que je suis trop actuellement ancrée dans notre système de consommation, même si j’essaye de réduire ces attaches. Par exemple, je ne fais pas des briques en torchis, eh oui, là vous vous marrez … parce que j’en ai tout simplement pas le besoin. En voyant ces pratiques pleines de bon sens pour se faire un logement à moindre coût financier et d’une qualité exceptionnelle énergétiquement, j’ai un petit sourire en coin et en même temps une forme de nostalgie et le sentiment d’un incroyable gâchis ces trente dernières années. J’ai vu dans les années 80 des maisons où les murs en torchis étaient remplacés par des parpaings, par facilité et par absence de savoir. Par contre, je peux récupérer l’eau, réfléchir à une isolation plus efficace…il y a déjà beaucoup de choses réalisables pour améliorer notre environnement.
Les générations sont passées, j’ai vu le dénigrement de la vie paysanne, l’abandon des potagers pour le gazon, l’industrialisation massive de l’agriculture, la puissance de la filière agroalimentaire capable de nous faire des publicités dans les années 60 pour nous inciter à consommer de la viande à tous les repas. Nous sommes orientés dans nos choix de consommateurs, habitués à penser tous de la même manière, habitués à utiliser le même vocabulaire.
J’ai vu des champs de plus en plus non diversifiés avec une culture intensive céréalière à coup de pesticides et d’insecticides. L’être humain achète en supermarché car « c’est pas cher » et c’est moins fatigant, moins contraignant.
Je suis persuadée que cette forme d’agriculture intensive devra justement cesser, elle ne pourra plus subvenir aux personnes, faute d’espace. Les sols et les sous sols ont également subi trop de dommages et sont épuisés.
La permaculture offre la possibilité de produire plus avec moins de terre, en ré instaurant une plus grande diversité et une forme d’agriculture forestière, les bénéfices d’un sol riche auto fertile . On ne laboure plus, le travail est moins pénible, la présence en augmentation de la faune indique que cela fonctionne.
La permaculture nous amène à réfléchir à nos capacités à effectuer des économies d’eau, d’énergie, au cycle de la vie, au recyclage, au respect des saisons, à la nature du sol. Produire ce qui est possible sur le sol, ne pas chercher à le dénaturer pour produire des plantes non adaptées.
Produire pour ses proches la nourriture, tenter d’approcher l’autosuffisance, prélever sur cette terre le juste nécessaire, redistribuer le non utilisé. Ces actions ne sont pas exceptionnelles, j’appelle cela le bon sens, le savoir vivre. Le mieux n’est pas le trop mais le meilleur, le juste nécessaire et non le surplus, la qualité plutôt que la quantité. Éviter le gaspillage, ne peut acheter trop. Se satisfaire du nécessaire, vaste sujet que je résume à la chanson de Balou dans le livre de la jungle  » il en faut peu pour être heureux ». 😉
J’inclus dans la permaculture la réduction des déchets par la basse-cour , le compostage et le paillage.

Voilà une ébauche de réflexion de fin de soirée, un joli patchwork qui a pour fil conducteur le bon sens … à suivre.